|
Sous le charme
de la pacotille
Le roi qu'à Billy veston qui brille
Chaton, minet, regard, sourire
Et brise mon coeur
(t'as tout pigé)
(t'as tout compris:
la moto... la moto)
aimer la moto
aimer
la moto
aimer la moto...aimer la moto...(etc.)
Dans tes bras,
et de fille en aiguille
Dans les bulles de ton flotteur vanille
Sur les spasmes de tes milles à l'heure
je lance une fleur
Je lance... une... fleur...
aimer la moto...aimer
la moto
AIMER LA MOTO!!...aimer la moto...(etc.)
(( STÉPHANE,
aime les moteurs
JOHANN, les carburateurs
ANTOINE, les chevaux-vapeur
MARIANNE, aime les conducteurs
SUZANNE préfère le vélomoteur
IVAN chevauche son aspirateur! ))
(...son aspirateur...: la super-moto)
©
Xavier Paradis, 1995
INFIRMIÈRES
CHINOISES
Ceintures
à couteau
Plongée sous-marine
On rôde autour du Ning-Pô
Aston Martin
Dragons à chenilles
Au lit avec la mygale
Infirmières
chinoises...
Loisirs...loisirs! (bis)
Sous-marin
pilule
Tonic et sports d'hiver
Fini la canicule
Semelles empoisonnées
Hélicoptère piégé
Une collègue étrangère
En combinaison ajustée
Infirmières
chinoises...
Loisirs...loisirs! (bis)
Métamorphose
Samurai en Geisha
Et vice'et vice'et versa!
Hôtel
cinq étoiles
Corridors en spirale
Ascenseur chloroformé
"Je vous attendais"
Infirmières
chinoises...
Loisirs...loisirs!...
Infirmiers finnois...
Loisirs...loisirs!...
LOISIRS! LOISIRS!
LOISIRS!...
©
Xavier Paradis, 2002
DANIELECHTAIRE
Une nuit à ma fenètre
La vue n'est pas imprenable
Dans la rue l'asphalte soupire
L'été songe déja à s'enfuir
Comme ces
autos indifférentes
Avec leurs coeurs d'autoradios
Une fois allumé le feu vert
Bye-Bye ! Voila l'hiver, Adios !
Je reste là,
les bras ballants
Et j'ai de moins en moins vingt ans
Quelque chose me coince inlassablement
*
Danielechtaire !
Toutes ces soirées ruinées
Les mauvais programmes-télé
Dans mon vieux pull délavé
Dans ma prison molletonnée
*
2001 déjà derrière,
Que reste t'il à faire :
Odyssée 2010 ?
Los Angèl' 2019 ?
L'avenir a
perdu sa flamme
Le futur est en panne-
Il a comme rétréci
L'appartement est un peu froid
Les invités
sont partis
Mais sont-ils vraiment venus ?
L'appartement est assez propre
*
Danielechtaire !
Toutes ces soirées ruinées
Les mauvais programmes télé
Dans mon vieux pull délavé
Dans ma prison molletonnée-
Tous ces sauvages
rangés
Ces fins d'semaines surgelées
Dans mon futur périmé
Dans ma colère édulcorée
*
On se divertit comme on peut
J'ai mis la main sur une compil'
De mes plus grands succès des refrains précédents
Quelle joie
d'être enfin remixé, ...rema-stérilisé
Les yeux fermés j'appuie sur...
Play
*
Danielechtaire !
Où est passé l'assouplissant
Où est passé le découseur
Mais tu refuses de t'user
Oh, mais tu refuses de t'user !
Toutes ces
soirées ruinées
Les mauvais programmes-télé
Dans mon vieux pull délavé
Dans ma prison molletonnée
Tu continues
de m'étouffer
Je continue de m'enliser
...Si tu refuses de t'user
Je vais- Je vais- Je vais te déchirer !
©
Xavier Paradis, 2002
FRAN
KUBILIK
Elle s'appelle
Fran Kubilik
Je suis son passager unique
Opératrice de l'ascenseur
Génératrice d'apesanteur
En uniforme,
tailleur chic
Jeune femme de l'âge atomique
Imperturbable, l'allure fière
Hôtesse de l'air du nucléaire
Grâce
au café instantané
Après une dure journée / Tu n'es pas fatiguée
Ta libido augmente et la pilule s'invente
L'ascenseur accélère / Comment fait-on pour te plaire?
*
Marivaudages entre les étages
Viens avec moi Fran Kubilik
Je te poursuivrai contre la gravité
Reste avec moi Fran Kubilik
Marivaudages entre les étages
Viens avec moi Fran Kubilik
Je te poursuivrai contre la gravité
Allumeuse de l'âge atomique
*
Surprise-partie au dix-neuvième
Mais c'est bien plus haut que tu m'emmènes
Professionnelle de l'ascension
Nous allons crever le plafond
J'aime ton
uniforme / J'aime nos dérapages
Au bout du corridor ciré
Cachés dans un bureau, isolés
Derrière une porte... en boiserie simulée
J'aime tes
formes / J'aime tes gants
Les arracherai avec les dents
Pour pouvoir caresser, en noir et blanc
Les charmes exotiques de l'occident
*
Marivaudages entre les étages
Viens avec moi Fran Kubilik
Je te poursuivrai contre la gravité
Reste avec moi Fran Kubilik
Marivaudages entre les étages
Viens avec moi Fran Kubilik
Je te poursuivrai contre la gravité
Allumeuse de l'âge atomique
*
©
Xavier Paradis, 1999-2000
CLSC
Au CLSC
Tout le monde il est cassé
Ils se sont appuyés
Les uns aux autres
Afin de ne pas tomber
Au CLSC
Les espoirs sont brisés
Et mes yeux sont pochés
C'est une de ces journées
C'est bonjour les symptômes
Le soleil
ne brille plus
Les enfants vous insultent dans la rue
Les pigeons vous visent exprès
Ça tombe mal : la blanchisserie est fermée
Au CLSC
Tout le monde il est cassé
Au centre médical
Les patients vont très mal
Les parents sont inquiets
Les infirmières pansent les plaies
...et dehors...
Le climat est dégoûtant
Et l'hiver est imminent
Devant moi,
contre le mur
Des tas de belles brochures
Pour me conscientiser
Sur les problèmes de santé publique
Au CLSC
Je dois me questionner
Est-ce que je suis SIDA ?
Est-ce que je suis-cidaire ?
Qu'est-ce
qui m'arrive ?
Un nuage gris dans mes cheveux
Dans ma poitrine un puits de larmes
Au CLSC
J'attends depuis trop longtemps
Ah, je m'en doutais bien
Je suis venu pour rien
Le docteur
n'est pas la
Il doit rentrer de vacances dans trois mois
Mais qu'est-ce que je vais devenir
Dans trois mois, Dans trois ans, Dites-moi ?
Dites-moi,
dites-moi...
Au CLSC
Tout le monde il est cassé...
©
Xavier Paradis, 2001
Jaune lumière
Nos pas diffusés dans l'ambre clair
Nos ombres
font des zigzags dans le square
Quelle heure est-il? - Je ne veux pas savoir
Mirliflor
Papillon dans la poche in'térior
Les allées
te portent au lendemain
Les soirées te fondent dans la main
Ô insomniaques
qui cherchent la chaleur
Dépanneur 24 heures
Toi décalé qui cherche une nouvelle heure
Dépanneur 24 heures
Boulevard-piéton, désire puissance-moteur
Dépanneur 24 heures
Tu fonces vers l'ouest pour échapper au lendemain
Dépanneur 24 heures
Reptilien
Sur ton char d'assaut américain
Pris d'affection
pour l'accélérateur
Ton cur bat trop fort dans les haut-parleurs
Ambitieuse
Donne-moi tes lèvres capricieuses
Les heures
tombent sur ton printemps fiévreux
Terminus rouge-gorge des banlieues
Ô insomniaques
qui cherchent la chaleur
Dépanneur 24 heures
Toi décalé qui cherche une nouvelle heure
Dépanneur 24 heures
Boulevard-piéton, désire puissance-moteur
Dépanneur 24 heures
Tu fonces vers l'ouest pour échapper au lendemain
Dépanneur 24 heures
©
Xavier Paradis 1997-2003
GOÉLANDS
Fin d'après-midi,
le vent se lève
Au soleil trouble de la fin d'été
Sur le trottoir et parmi les passants
Des palmipèdes se sont faufilés
Sur le trottoir et dans le vent
Des jeunes filles comme des goélands
Au soleil
trouble, sacs à la main
Avec leurs bottes en peau de reptile
Elles achètent de longues boucles d'oreilles
Qui claquent dans le vent, giflent ton coeur
Mais elles perdent la tête au courant d'air en vigueur
Leurs plumages se dispersent dans la circulation
Poursuivies
par des cabriolets
Des portefeuilles décapotables
Les jeunes filles sont très sûres d'elles
Ces demoiselles aux vêtements moulants
Elles se déforment au gré du vent
Qui emporte parfois un de leurs membres
Mais un peu
plus bas sur la main
Des cerfs-volants se regroupent
Un peu plus en bas sur la main
Les goélands
recommencent
Les goélands
remontent la main!
Les goélands
remontent le boulevard
Les goélands remontent la main
Les goélands remontent le boulevard
Les goélands remontent la main
Les goélands remontent le boulevard
Les goélands remontent la main
le boulevard
la main
la main
© Xavier Paradis, 2002
PROPRE,
OUI!
J'ai du savon
puissant
Super déshydratant
De l'alcool à friction
Parfumé au citron
J'ai une brosse
de métal
Des rubans adhésifs
De l'abrasif puissant
Pour te blanchir les dents
Laisse-moi
te nettoyer
Laisse-moi te purifier
Grâce à mes soins te faire atteindre
Un éclat incomparable!
J'ai du papier
de verre
-Pardon-, de l'exfoliant
Afin d'ouvrir bien grand
Tous tes pores cutanés
Dans une pièce
toute blanche
Passage au savon noir
Sous mes lampes à spectre solaire
Tu ne pourras pas t'y soustraire!
Laisse-moi
te nettoyer
Laisse-toi faire briller
Comme une vierge d'acier chromé!
Un miroir immaculé!
Viens boire
l'eau de menthol
Sentir l'eucalyptol
Goûter au chlorinol
qui
" Nettoie et désinfecte "
Viens c'est
l'heure du lavage
Au tuyau d'arrosage
Non je ne peux pas t'essuyer!
La serviette n'est pas désinfectée!
Tu ne dois
surtout pas mettre à mal
Notre idéal
Transcendantal
Laisse-moi
te nettoyer
Laisse-moi te lessiver
Laisse-moi te frotter jusqu'au sang
Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sang
Unis dans
la compulsion
Lavons-nous les mains à répétition
Jusqu'à ce que l'eau nettoie nos os
Jusqu'à ce qu'il n'y ait même plus d'os
Laisse-moi
tout nettoyer!
Je vais tout récurer!
Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien
Je te promets: plus rien, PLUS RIEN!
©
Xavier Paradis, 2003
SUPER
MATOS
Je suis dans
une boîte de nuit
Je suis dans la même boîte de nuit que vous (tiens-tiens
)
Je ne suis pas venu avec des amis
Je ne suis même pas venu pour danser
Mais au son
de la caisse claire je danse pourtant
Pour des motifs très clairs je danse maintenant
Lorsque cette
chanson sera terminée
Lorsque j'aurai fini de danser
Je vous préviens!
Je vous préviens!
Je surgirai
de la machine à fumée
Et je viendrai vous aborder
J'aurai des phrases bien préparées
Vous verrez comme je suis inspiré
Votre père
est-il astronaute?
Venez-vous souvent ici danser?
Mais d'où vient donc le blond de vos yeux?
Mais d'où vient donc le bleu de vos cheveux?
Quand je viendrai
vous parler
Avec mes phrases bien préparées
Avec mes hormones surchauffées
Allez-vous vraiment m'écouter?
Lorsque cette
chanson sera terminée je vous préviens
Mais qu'elle
est longue cette chanson
Et je crois que j'ai besoin d'un autre verre!
Je vous préviens!
Je vous préviens...
Je vous préviens!
Je vous préviens...je vous
©
Xavier Paradis, 2002
SUZI
Suzi,
Tu es vêtue de contrefaçons
C'est plus joli de toute façon
Avec tes cheveux à réaction
Et tes plastiques ornementations
Tu es une fille vraiment canon
Et tu aimes la provocation, alors
Dans printemps tout dégèle
-Adieu inhibitions- -Oh-
SUZI,
Nous nous aimerons sur l'asphalte
Suzi,
Nous brûlerons les yeux des cafards
Et s'ils nous chassent des trottoirs
Nous prendrons la fuite par les ruelles
Nous irons mettre le feu aux poubelles
Avec nos yeux qui crachent des étincelles
Nous sommes
Protagonistes d'un roman jeunesse
Et nous vivons des aventures concept
Mais j'crois qu'on s'amuse bien quand même
Oui nous on s'amuse bien, -Oh-
SUZI,
Oui nous on s'amuse bien quand même
SUZI,
Oui nous on s'amuse bien candi
...comme en japanimation :
Suzi, ...Soudain
l'image se fige!-
Suzi, ...Un éclair dans tes yeux
Me dit que
Nous n'serons jamais vieux
Toute la journée,
toi et moi nous sommes ivres
On danse le be-bop accidentellement
On joue dans la rue dangereusement
Mais on s'en tire tout le temps, nous
SUZI,
On peut bien jouer toute la vie...
Oh-Suzi
Oui nous on s'amuse bien candi
Oh-Suzi
...Oui on peut danser toute la vie...
Oh-Suzi
...Oui nous on s'amuse bien candi
Oh-Suzi
...Su-Zi-Zaa-Zoo-Zaah- toute la vie...
Oh-Suzi
...Oui nous on s'amuse bien candi
© Xavier Paradis, 2001
|